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Mignon, Mignonne,
allons voir si la chose...
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Une comédie de Moeurs de Robert Poudérou
Mise en scène Vincent Messager
Avec
Xavier Devichi      Vincent Messager
Gaëlle Redon        Valérie Trémolière

Régie : JPS / Chorégraphie : Julien Leynaud / Costumes : Véronique MargouetCréation Lumière : Thierry Ravillard
Décor : LET production / Graphisme : Valentin Beugin
Aurélien est aimé d’Aurélia, elle-même aimée d’Olivia. Un jour, Olivia rencontre Olivier qui aime Aurélien qui aime?...
Quatre jeune gens, titillés par le petit diable de la «bisexualité flottante».
Comédie de mœurs drôle, touchante, moins légère qu’il n’y parait.

Si en l’être humain l’amour niche dans son esprit, le désir sensuel fait souvent tracas à son corps et presque toujours entre le premier et le second, s’installe la confusion des sentiments.

Est-ce que j ‘aime aimer, c'est-à-dire que je suis prêt à m’oublier un peu pour regarder attentivement l’autre, pour l’écouter ; ou n’y a-t-il que le désir physique qui m’inspire une stratégie de séduction?

La question est vieille comme l’humain et les réponses des sociologues ne nous empêchent jamais de reposer cette questions.

A nos difficultés classiques et conventionnelles s’ajoute maintenant le thème, fort médiatisé, de l’identité sexuelle profonde de chacun. Alors que cette question soit soulevée, que la quête de la réponse soit engagée et la confusion s’amplifie. La souffrance, provoquée par l’ironie, le «mépris des normaux», brise le cœur du déviant.

En 1971, lorsque j’écrivis ma première pièce –une farce en alexandrins- «les Tétonnières du Paradis», un de mes personnages déclarait (je cite à peu près):

           «Nous sommes en route pour Tatagouïne...»

Robert Poudérou

Notre Choix

Dans notre parcours, nous désirions orienter notre création vers un théâtre contemp

orain qui traite des mœurs actuelles d’une façon simple et nuancée.

 

C’est ce que nous avons trouvé dans l’œuvre de Robert Poudérou. Elle nous a permis d’affiner notre travail d’interprète par une approche pointu.

Une exigence de simplicité nous a été demandée par l’Auteur-metteur en scène: jeu subtil de regards et de silence qui donne toute la profondeur au jeu.

Pas de superflu, quelque chose se joue sur scène entre sensualité, quotidien, interrogation sur soi et les autres.

 

Point de vue personnel et intime qui touche à l’universalité du rapport au bonheur et qui laisse au public le choix de l’issue.

 

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                                                    Mignon, Mignonne, allons voir si la chose, de Robert Poudérou

                                                    Mise en scène : Vincent Messager et Robert Poudérou

                                                    Avec Xavier Devichi, Vincent Messager, Gaëlle Redon, Valérie Trémolière

 

En scène les charmants Aurélien et Aurélia pas encore trentenaires (avec bac plus cinq nous  précise l’auteur) achevant un dîner en tête à tête. Dans la mise en scène de Vincent Messager, c’est un pique-nique sur le tapis de la pièce de séjour chez Aurélien, au pied du bar genre comptoir. Puis le jeune homme verse des petits verres d’alcool blanc, qui mettent de plus en plus en confiance celle qu’il vouvoie encore et dont on comprend qu’elle est invitée pour une soirée unique, tel est leur contrat. Lui semble éprouver une curiosité tendre pour elle à qui il tient des propos louables et aimables où il lui fait part de sa vision de la vie, évoque son recours à peine nostalgique au « jardin de l’enfance ». Elle, à son tour, lui fait confidences sur confidences.  Marivaudages, « fleuretage » sur fond de musiques aimées de l’un comme de l’autre et puis…Mozart, n’est-ce pas ? Leurs propos nous font joliment sourire et rire grâce aux images élégantes, gracieuses et piquantes proposées par Robert Poudérou dont les trouvailles langagières ne ressemblent jamais à de simples mots d’auteur.

Profitant d’une absence d’Aurélien Aurélia a appelé sa copine et complice, secrétaire d’une association dont le but est de « récupérer le plus grand nombre possible de déserteurs de la femme ». Cette Olivia lui demande où elle en est de sa soirée intime. De son côté celle-ci n’est arrivée à aucune de ses fins avec l’un de ces mecs avec lesquels, d’ailleurs elle « n’accroche pas » . Quant à Olivier, « colocataire » d’Aurélien et, en voyage, il a tenté de le joindre car il ne supporte pas l’idée de ce que son copain pourrait expérimenter ce soir-là.

Cette vraie première partie s’achève avec le retour d’Olivier, furibard : dans le train de son retour, il s’est fait agresser et entreprendre par des « châtreuses en folie ». Le ton est donné une fois encore.

Aurélia va quitter Olivia, car elle est follement amoureuse d’Aurélien. Lui, part avec elle, désertant l’appartement partagé avec son Olivier… qui  reçoit la visite d’Olivia. Ils se disent les choses beaucoup plus crûment que nos précédents quasi-tourtereaux. Le whisky peut-être ?

Le couple que forment Xavier Devichi (Aurélien) et Valérie Trémolière (Aurélia) est aussi touchant qu’épatant. Vincent Messager (Olivier) et Gaëlle Redon (Olivia) tout aussi épatants sont  plus mordants. Et le petit manège tourne rondement.

Il y avait eu cette « petite mécanique »* décrite avec tendresse par Robert Poudérou dans l’une des premières pièces qui le firent aussitôt reconnaître, et ces « petits jours »* de l’homme aussi aimable que fasciné, ou plutôt aimable parce que fasciné par des êtres jeunes.

Ses comédiens sont en phase avec leur auteur et co-metteur en scène. Dans un espace scénique réduit ils reconstituent un apparemment, petit monde qui n’en est surtout pas un.

                                                                                                                                Marie Ordinis

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*  La petite mécanique  publiée à l’ Avant-Scène n°661

*  Les petits jours, roman ‘petite forme’ publié par les Editions Mokkedem

 

                                           Mignon, Mignonne, allons voir si la chose ...

                                           de Robert Poudérou

 

Mise en scène : Vincent Messager et Robert Poudérou

avec : Xavier Devichi (Aurélien) - Vincent Messager (Olivier) - Gaëlle Redon (Olivia) - Valérie Trémolière (Aurélia)

 

Peut-on parler de chassé-croisé amoureux ? ... L'histoire est à la fois plus subtile et plus compliquée que cela. Aurélien et Aurélia deux trentenaires - célibataires l'un et l'autre - ont décidé de s'offrir une soirée exceptionnelle et ... unique !
De prime abord cette résolution prise d'un commun accord peut sembler plus amusante que hardie en une époque où la libération sexuelle est un fait acquis.
Seulement voilà, Aurélia va éprouver des sentiments pour Aurélien alors que ce dernier a depuis longtemps placé ses voeux ailleurs ...
L'ami qui l'héberge est absent et ce couple d'un soir termine le repas en essayant de faire un peu plus connaissance mais préserve ostensiblement le " vous " censé maintenir entre les êtres une certaine distance.
Cela pourrait paraître complètement suranné si nous ne savions que la relation se veut par avance définie. Quelques appels téléphoniques vont interrompre le dialogue tout en permettant au spectateur de mieux cerner la situation avant que ce qui devait arriver ait lieu, bien entendu.
Car Aurélia collabore avec une amie qui a ouvert une agence de son invention. L'objectif ressemble à une gageure puisqu'il s'agit de ramener ne serait-ce que le temps d'une soirée, un homme égaré en direction des ses semblables à cet état que le commun des mortels désigne par " normalité. "
Or comme chacun sait, " le coeur a ses raisons que la raison ... " et caetera.
Aurélia quittera Aurélien à regret après une nuit exceptionnelle. (Il aurait certes pu en être autrement mais l'auteur est avant tout un optimiste.)
Retour d'Olivier, maître des lieux et nonobstant, amoureux transi d'Aurélien.
Le digne pendant existe dans le clan d'en face puisque Olivia ne voit pas d'un très bon oeil cette aventure dont elle fut pourtant l'instigatrice.
Ne comptez pas sur moi pour vous raconter la suite et du reste, de son côté, très habilement l'auteur a opté pour une fin ouverte.
La mise en scène de Vincent Messager est intelligente et les comédiens se glissent dans la peau de leur personnage avec subtilité. Le public savoure le texte et ses réactions en témoignent. A consommer comme une friandise.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

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